Tropical beach

Tourista en voyage : conseils pour éviter ce désagrément digestif

Vous avez réservé vos billets, préparé votre itinéraire et repéré les spécialités locales que vous comptez déguster. Tout semble réuni pour un beau voyage. Jusqu’au moment où votre estomac décide de prendre les commandes du programme ! La tourista, aussi appelée diarrhée du voyageur, peut transformer une journée de découverte en tête-à-tête prolongé avec les toilettes de votre hébergement.

Ce trouble digestif touche chaque année de nombreux voyageurs, notamment dans les régions où les conditions sanitaires diffèrent de celles auxquelles ils sont habitués. Heureusement, quelques précautions concernant l’eau, les repas et l’hygiène réduisent les risques. Et si votre ventre vous joue malgré tout un mauvais tour, mieux vaut savoir comment réagir pour reprendre vos vacances dans de bonnes conditions.

L’essentiel

  • La tourista provient généralement d’une infection transmise par des aliments ou de l’eau contaminés.
  • Privilégiez les plats bien cuits, servis chauds et préparés dans de bonnes conditions d’hygiène.
  • Buvez de l’eau potable et évitez les glaçons lorsque leur provenance est incertaine.
  • Lavez-vous les mains avant chaque repas et après les toilettes.
  • Emportez des sachets de réhydratation orale dans votre trousse médicale.
  • En cas de diarrhée, hydratez-vous régulièrement et adaptez votre alimentation.
  • Consultez rapidement en présence de sang dans les selles, de fièvre ou de signes de déshydratation.

Qu’est-ce que la tourista et pourquoi frappe-t-elle les voyageurs ?

La tourista désigne une diarrhée infectieuse qui apparaît pendant un séjour à l’étranger ou peu après le retour. Elle se manifeste généralement par des selles liquides répétées, parfois accompagnées de crampes abdominales, de nausées, de ballonnements ou de vomissements.

Contrairement à une idée répandue, elle n’est pas simplement provoquée par un changement d’alimentation. Les épices, les plats inhabituels ou les horaires décalés peuvent perturber votre digestion, mais la véritable diarrhée du voyageur résulte le plus souvent d’une infection.

Les bactéries sont responsables d’une grande partie des cas, notamment certaines souches d’Escherichia coli. Des virus, comme le norovirus, et des parasites, tels que Giardia, peuvent également provoquer des troubles intestinaux.

La contamination se produit principalement lorsque vous avalez des micro-organismes présents dans l’eau, la nourriture ou sur des mains insuffisamment lavées.

Certaines destinations présentent-elles davantage de risques ?

La tourista peut survenir presque partout. Toutefois, elle est plus fréquente dans certaines régions d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine, où l’accès à l’eau potable et les installations sanitaires varient considérablement selon les territoires.

Le risque dépend aussi de la saison, du lieu où vous séjournez et de vos habitudes alimentaires. Une grande ville touristique peut disposer de restaurants aux normes d’hygiène rigoureuses, tandis qu’un établissement voisin présente des conditions de conservation moins fiables.

Ne considérez donc pas un pays entier comme dangereux pour votre digestion. Observez plutôt les conditions dans lesquelles vos repas sont préparés et servis.

Préparez votre système digestif avant le départ

La prévention commence avant même de fermer votre valise. Renseignez-vous sur la qualité de l’eau potable à destination, les conditions sanitaires locales et les éventuelles recommandations médicales.

Si vous voyagez avec de jeunes enfants, êtes enceinte ou souffrez d’une maladie chronique, prenez conseil auprès d’un professionnel de santé. Certaines personnes supportent moins bien les pertes de liquides et nécessitent une vigilance accrue.

Profitez également de cette préparation pour réfléchir à votre rythme de vacances. Vouloir visiter dix monuments, essayer toutes les spécialités culinaires et marcher quinze kilomètres dès le premier jour n’est pas toujours une excellente idée. Pour concilier forme, santé et vacances, prévoyez des repas réguliers, des pauses et une hydratation adaptée au climat.

Que mettre dans votre trousse médicale ?

Une petite trousse bien préparée peut vous éviter une recherche de pharmacie au beau milieu de la nuit.

Glissez-y notamment :

  • Des sachets de solution de réhydratation orale.
  • Du gel hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool.
  • Un thermomètre pour surveiller une éventuelle fièvre.
  • Vos traitements habituels, accompagnés de leurs ordonnances si nécessaire.
  • Un médicament contre la diarrhée uniquement après avoir vérifié avec votre médecin ou votre pharmacien qu’il vous convient.

N’emportez pas systématiquement des antibiotiques dans l’idée de les prendre au premier trouble intestinal. Leur utilisation dépend de la gravité des symptômes et de la situation médicale. Une prescription préventive peut être envisagée pour certains voyageurs, avec des instructions précises sur les circonstances justifiant leur prise.

L’eau : la première précaution contre la tourista

Une eau limpide n’est pas forcément une eau potable. Certains micro-organismes responsables de diarrhées sont invisibles et ne modifient ni son goût ni son apparence.

Dans les destinations où la qualité du réseau est incertaine, choisissez de l’eau en bouteille dont le bouchon est intact. Vous pouvez également utiliser une eau correctement bouillie ou traitée avec une méthode adaptée aux agents infectieux présents localement.

Évitez de remplir votre gourde directement au robinet sans connaître la qualité de l’eau. Un système de filtration ordinaire ne supprime d’ailleurs pas nécessairement tous les virus et bactéries.

Méfiez-vous des glaçons et des boissons préparées

Un verre de jus de fruits frais au bord d’une plage semble difficile à refuser. Pourtant, selon la façon dont il a été préparé, il peut contenir de l’eau contaminée ou avoir été manipulé dans des conditions peu hygiéniques.

Les glaçons méritent la même attention. Leur congélation ne garantit pas l’élimination des agents responsables de la tourista.

Lorsque vous avez un doute, privilégiez :

  • Les boissons industrielles dans des bouteilles ou canettes fermées.
  • Le thé et le café préparés avec de l’eau portée à ébullition et servis très chauds.
  • Les jus pasteurisés conditionnés dans des emballages intacts.
  • L’eau potable provenant d’une source fiable.

Pour le brossage des dents, utilisez également une eau sûre lorsque celle du robinet présente un risque sanitaire. Évitez d’en avaler sous la douche.

Attention aussi aux cocktails : l’alcool ne désinfecte pas les glaçons fabriqués avec une eau contaminée. Votre mojito peut donc être très agréable à regarder, mais beaucoup moins sympathique pour votre intestin.

mal au ventre en voyage

Comment manger local sans multiplier les risques ?

Découvrir la cuisine d’un pays fait partie des plaisirs du voyage. Pas question de vous priver de toutes les spécialités sous prétexte que votre système digestif préfère parfois ses habitudes.

L’objectif consiste plutôt à choisir les aliments et les établissements avec discernement.

Privilégiez les plats cuits et servis chauds

La cuisson détruit de nombreux micro-organismes responsables d’infections digestives. Préférez les viandes, poissons, œufs et fruits de mer suffisamment cuits, servis sans attendre.

Un plat brûlant qui sort de la cuisine inspire davantage confiance qu’une préparation tiède exposée depuis plusieurs heures.

Les buffets demandent une certaine vigilance, surtout lorsque les aliments sont présentés sans dispositif adapté pour maintenir les températures. Les bactéries peuvent se multiplier dans les plats qui refroidissent ou qui demeurent trop longtemps hors du réfrigérateur.

Voici quelques repères pour faire vos choix :

Aliments ou boissonsPrécautions à adopter
Viandes et poissonsChoisissez-les bien cuits et servis chauds.
Crudités et saladesÉvitez-les lorsque la qualité de l’eau de lavage est incertaine.
Fruits fraisPréférez ceux que vous épluchez vous-même.
Produits laitiersSélectionnez des produits pasteurisés et correctement réfrigérés.
Fruits de merÉcartez les préparations crues ou insuffisamment cuites.
Desserts à la crèmeVérifiez qu’ils ont été conservés au froid.
BoissonsChoisissez une eau sûre et évitez les glaçons d’origine inconnue.

Ces précautions ne signifient pas que tous les aliments crus sont systématiquement contaminés. Elles visent surtout à limiter les expositions lorsque les conditions d’hygiène ne peuvent pas être vérifiées.

Street food : peut-on manger dans la rue ?

Les marchés nocturnes et les petits stands de cuisine sont souvent parmi les souvenirs gourmands les plus appréciés des voyageurs. L’odeur des brochettes grillées, les woks fumants et les étals colorés donnent rarement envie de passer son chemin.

La nourriture de rue peut toutefois présenter davantage de risques si l’eau utilisée n’est pas potable, si les ingrédients sont mal conservés ou si le matériel manque de propreté.

Si vous souhaitez tenter l’expérience, dirigez-vous vers les stands où les aliments sont préparés devant vous et servis très chauds. Observez la manipulation des ingrédients, la propreté des ustensiles et les conditions de réfrigération.

Lors d’une soirée consacrée aux restaurants sur la Walking Street de Pattaya, par exemple, vous pouvez découvrir différentes cuisines tout en privilégiant les établissements qui cuisent les plats à la commande et conservent correctement leurs produits frais.

L’affluence peut être un indice de renouvellement rapide des préparations, mais ne garantit pas, à elle seule, une hygiène irréprochable.

Ne négligez pas les petits détails

Une assiette propre en apparence ne suffit pas si les mains qui la manipulent sont sales. De même, une sauce laissée toute la journée au soleil peut poser davantage de problèmes qu’un plat épicé fraîchement cuisiné.

Faites aussi attention aux fruits déjà coupés, exposés sans protection, ainsi qu’aux garnitures crues ajoutées après la cuisson.

Et si un aliment présente une odeur suspecte, une température inhabituelle ou un aspect douteux, choisissez autre chose. Vos papilles auront d’autres occasions de découvrir la gastronomie locale.

L’hygiène des mains : un geste simple trop souvent négligé

En voyage, vos mains touchent une quantité impressionnante de surfaces : poignées de porte, billets, rampes d’escalier, téléphones, écrans de distributeurs et monnaie.

Les microbes peuvent ensuite rejoindre votre bouche lorsque vous mangez avec les doigts ou manipulez des aliments.

Lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau propre et du savon pendant au moins vingt secondes, notamment avant les repas, après les toilettes et après avoir changé un enfant.

En l’absence de point d’eau, utilisez une solution hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool. Gardez toutefois à l’esprit que ce produit agit moins bien sur des mains visiblement sales et contre certains agents infectieux, notamment le norovirus.

Lorsque vous voyagez avec des enfants, faites de ce lavage un rituel avant chaque repas. Les petites mains explorent volontiers les objets, le sable, les animaux et tout ce qui se trouve à leur hauteur.

Peut-on prévenir la tourista avec des médicaments ou des probiotiques ?

Certaines personnes prennent des probiotiques avant leur départ, dans l’espoir de protéger leur flore intestinale. Pourtant, les études disponibles ne démontrent pas une prévention suffisamment fiable pour les recommander systématiquement contre la diarrhée du voyageur.

Les probiotiques ne remplacent donc ni les précautions alimentaires ni le lavage des mains.

Quant aux antibiotiques préventifs, ils ne sont généralement pas recommandés. Leur utilisation peut provoquer des effets indésirables et favoriser l’apparition de bactéries résistantes. Dans des situations médicales très spécifiques, un médecin peut toutefois envisager une stratégie individualisée.

Le sous-salicylate de bismuth peut réduire le risque de diarrhée chez certains adultes, mais il présente des contre-indications, des interactions médicamenteuses et des contraintes de prise. Demandez conseil à un professionnel de santé avant d’y recourir.

Enfin, aucun médicament ne garantit une protection totale contre la tourista. Même les voyageurs les plus prudents peuvent contracter une infection.

Que faire si la tourista apparaît malgré vos précautions ?

Vous avez surveillé vos boissons, évité les crudités douteuses et lavé vos mains avec application. Pourtant, vous voilà contraint d’annuler votre excursion.

La première chose à faire est d’évaluer vos symptômes et de prévenir la déshydratation.

Réhydratez-vous dès les premières selles liquides

Une diarrhée entraîne une perte d’eau et de sels minéraux. Plus les selles sont fréquentes, plus cette perte peut être significative.

Buvez régulièrement, par petites gorgées si vous avez des nausées. Utilisez de préférence une solution de réhydratation orale lorsque les pertes sont abondantes, que vous vomissez ou que vous présentez des signes de déshydratation.

Les sachets vendus en pharmacie contiennent des proportions adaptées de sucre et de sels. Respectez la quantité d’eau indiquée sur l’emballage et préparez-les uniquement avec une eau potable.

Évitez de compter uniquement sur les sodas, les jus de fruits très sucrés ou les boissons énergisantes. Leur concentration en sucre peut accentuer la diarrhée.

Adaptez vos repas sans vous imposer un jeûne

Si vous avez faim, reprenez progressivement une alimentation simple et bien tolérée.

Du riz, des pâtes, des pommes de terre, des bananes ou une soupe peuvent convenir, selon votre appétit. Inutile de vous limiter pendant plusieurs jours à trois biscuits secs et une cuillère de riz.

Évitez temporairement les repas très gras, les grandes quantités d’alcool et les aliments qui aggravent vos symptômes.

La consommation de produits laitiers peut aussi devenir inconfortable après certaines infections intestinales, en raison d’une mauvaise digestion passagère du lactose.

Accordez-vous du repos et reportez les activités exigeantes si vous vous sentez affaibli.

Faut-il prendre un antidiarrhéique ?

Le lopéramide peut réduire la fréquence des selles chez certains adultes. Il peut notamment être utile lorsque vous devez prendre un trajet en bus ou en avion, mais son utilisation dépend de votre état de santé.

Ne le prenez pas seul si vous présentez de la fièvre ou du sang dans les selles. Demandez également conseil avant toute administration à un enfant.

Les antibiotiques ne sont pas nécessaires pour une diarrhée légère. Ils peuvent être indiqués dans certaines formes sévères, après évaluation médicale ou dans le cadre d’un traitement de secours prescrit avant le départ.

Une amélioration des symptômes ne signifie pas toujours que l’agent infectieux a été éliminé. Continuez donc les mesures d’hygiène pour éviter de transmettre l’infection à votre entourage.

Quand faut-il consulter un médecin ?

La plupart des diarrhées du voyageur guérissent en quelques jours. Certaines infections nécessitent néanmoins une prise en charge médicale.

Consultez rapidement si vous remarquez :

  • Du sang dans les selles.
  • Une fièvre d’au moins 38°, surtout si elle s’accompagne d’un mauvais état général.
  • Des douleurs abdominales intenses.
  • Des vomissements répétés qui vous empêchent de boire.
  • Une forte soif, une bouche sèche, des vertiges ou des urines très rares.
  • Une diarrhée qui ne s’atténue pas après trois jours.

Une confusion, un malaise ou une déshydratation sévère justifient une prise en charge urgente.

Chez les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes fragilisées par une maladie, demandez un avis médical plus tôt. La déshydratation peut progresser rapidement.

Si vos troubles persistent au-delà de deux semaines, une recherche de parasites ou d’autres causes peut être nécessaire, y compris après votre retour.

diarrhée du voyageur

Voyager avec des enfants : quelques précautions supplémentaires

Les enfants n’ont pas toujours conscience des risques liés à l’eau et aux aliments. Un fruit ramassé sur un étal, une gorgée d’eau avalée pendant le bain ou des doigts portés à la bouche peuvent suffire à les exposer.

Surveillez donc attentivement leur hydratation et leur hygiène.

Pour les plus petits, préparez les biberons avec une eau adaptée et dans des conditions sanitaires sûres. Nettoyez soigneusement les tétines, les contenants et les ustensiles.

Si votre enfant développe une diarrhée, proposez rapidement une solution de réhydratation orale adaptée à son âge, en suivant les recommandations médicales. Poursuivez l’allaitement ou l’alimentation habituelle lorsque cela est possible.

Une diminution du nombre de couches mouillées, une somnolence inhabituelle, une absence de larmes ou des difficultés à boire doivent vous alerter.

Avant le départ, consultez également les recommandations concernant la santé en voyage afin de préparer les besoins médicaux de votre famille et de vérifier les vaccinations utiles selon votre destination.

Les erreurs fréquentes qui augmentent le risque de tourista

Certaines habitudes paraissent anodines, mais peuvent compromettre les précautions prises pendant le séjour.

  • Boire uniquement de l’eau en bouteille, mais accepter tous les glaçons : vous prenez alors le risque de consommer indirectement une eau dont vous ne connaissez pas l’origine.
  • Croire qu’un établissement luxueux garantit une nourriture sans risque : même dans un hôtel haut de gamme, une rupture de la chaîne du froid ou une mauvaise manipulation des aliments peut entraîner une contamination.
  • Penser que les épices détruisent toutes les bactéries : le piment et les assaisonnements ne remplacent pas une cuisson suffisante ni une bonne conservation.
  • Consommer systématiquement les restes du repas précédent : sous un climat chaud, les aliments périssables doivent être réfrigérés rapidement et conservés à une température adaptée.
  • Prendre un antidiarrhéique avant chaque excursion : ces médicaments ne sont pas destinés à prévenir systématiquement les infections digestives.
  • Continuer à se baigner malgré une diarrhée : vous risquez de contaminer l’eau et d’exposer d’autres personnes, même dans une piscine traitée.

Avec quelques automatismes, vous pouvez profiter des découvertes culinaires sans transformer chaque repas en calcul de risques. Le but n’est pas de manger dans la méfiance, mais de savoir reconnaître les situations qui méritent davantage d’attention.

Questions fréquentes

Combien de temps dure généralement une tourista ?

Une diarrhée bactérienne non traitée dure souvent entre trois et sept jours, tandis qu’une infection virale se résout généralement plus rapidement. Certaines infections parasitaires peuvent se prolonger plusieurs semaines. La durée varie selon l’agent responsable et votre état de santé.

Peut-on attraper la tourista dans un hôtel cinq étoiles ?

Oui. Le standing d’un établissement ne garantit pas l’absence de contamination alimentaire. Une mauvaise réfrigération, de l’eau contaminée ou une manipulation incorrecte des repas peuvent entraîner des troubles digestifs, même dans un hôtel luxueux.

La tourista est-elle contagieuse ?

Oui, certains agents responsables se transmettent d’une personne à l’autre, notamment par les mains, les surfaces ou les aliments contaminés. Lavez-vous soigneusement les mains après les toilettes et évitez de préparer les repas d’autres personnes pendant les symptômes, puis pendant au moins 48 heures après leur disparition.

Peut-on boire l’eau du robinet après l’avoir fait bouillir ?

Dans de nombreuses situations, porter l’eau à forte ébullition pendant au moins une minute élimine les principaux agents infectieux. En altitude élevée, une durée plus longue peut être nécessaire. Toutefois, l’ébullition ne supprime pas les contaminants chimiques. Si l’eau est suspecte sur ce plan, utilisez une autre source potable.

Le Coca-Cola ou les boissons gazeuses peuvent-ils soigner la tourista ?

Non. Ces boissons ne traitent pas l’infection et ne remplacent pas une solution de réhydratation orale. Leur forte teneur en sucre peut même accentuer les selles liquides lorsqu’elles sont consommées en grande quantité.

Faut-il éviter les fruits pendant un voyage dans un pays tropical ?

Pas nécessairement. Privilégiez les fruits que vous pouvez éplucher vous-même, comme les bananes, les oranges ou les mangues, avec des mains propres. Soyez plus prudent avec les fruits prédécoupés, les salades de fruits et les préparations lavées avec une eau de qualité inconnue.

Peut-on attraper la tourista plusieurs fois pendant le même voyage ?

Oui. Une première infection ne protège pas contre tous les agents responsables de diarrhées. Vous pouvez être exposé successivement à plusieurs bactéries, virus ou parasites au cours d’un même séjour.

Existe-t-il un vaccin contre la tourista ?

Il n’existe pas de vaccin universel protégeant contre l’ensemble des causes de diarrhée du voyageur. Certaines vaccinations, notamment contre l’hépatite A, la fièvre typhoïde ou le choléra dans des situations spécifiques, protègent contre des infections transmises par des aliments ou de l’eau contaminés. Elles ne remplacent pas les précautions d’hygiène.

Peut-on prendre l’avion avec une tourista ?

Cela dépend de l’intensité des symptômes. Une diarrhée légère, sans fièvre ni déshydratation, n’empêche pas forcément de voyager. En revanche, si vous vomissez fréquemment, vous sentez très faible ou présentez des signes de gravité, consultez avant le départ. Pensez aussi au risque de transmettre une infection aux autres passagers.

Que faire si la diarrhée continue après le retour de vacances ?

Si les symptômes persistent, consultez un professionnel de santé et précisez les pays visités, les dates du séjour et les éventuels traitements pris. Selon votre situation, des analyses de selles pourront rechercher une infection bactérienne ou parasitaire. N’attendez pas si vous avez de la fièvre, du sang dans les selles ou des signes de déshydratation.

Michaëla

Article de Michaëla

Passionnée de nature, de découvertes et de grands espaces, je parcours la France et le monde avec Vincent à la recherche de lieux qui méritent le détour. J'aime partager des conseils pratiques, des itinéraires, des idées de visites et des bonnes adresses pour vous aider à préparer vos prochaines escapades.