Partir vivre sa retraite sous le soleil méditerranéen n’a rien d’un rêve inaccessible. Plus d’un million de retraités français habitent déjà hors de l’Hexagone. L’expatriation après la vie active est devenue courante. Parmi les destinations prisées, la Grèce attire grâce à une fiscalité exceptionnellement douce pour les pensions étrangères.
Un régime fiscal pensé pour les retraités
Depuis 2020, la loi 4714/2020 permet aux retraités qui transfèrent leur résidence fiscale en Grèce de bénéficier d’un taux d’imposition fixe de 7 % sur l’ensemble de leurs revenus de source étrangère. Ce dispositif couvre les pensions privées, les dividendes, les intérêts et les revenus locatifs perçus hors du territoire grec. Le site Vivre en Grèce détaille tout le processus sur leur page dédiée, avec les conditions d’accès et les démarches à suivre.
L’avantage est valable pendant quinze ans. Cette durée dépasse largement ce que les autres pays européens proposaient. Le Portugal, longtemps en tête chez les expatriés, a supprimé son régime RNH pour les nouveaux arrivants depuis janvier 2024. La Grèce occupe maintenant cet espace vacant.
Comparatif des destinations fiscales en Europe
| Pays | Taux d’imposition retraités | Durée de l’avantage |
|---|---|---|
| Grèce | 7 % fixe | 15 ans |
| Portugal | Barème progressif (jusqu’à 48 %) | Supprimé depuis 2024 |
| Italie (sud) | 7 % fixe | 10 ans |
| Espagne | Progressive (jusqu’à 47 %) | Aucun régime spécifique |
Les conditions à remplir
Le dispositif grec n’est pas automatique. Plusieurs critères doivent être réunis :
- Ne pas avoir été résident fiscal en Grèce durant cinq des six années précédant la demande
- Percevoir une pension du secteur privé versée depuis l’étranger
- Résider physiquement en Grèce au moins 183 jours par an
- Déposer sa demande avant le 31 mars de l’année suivant l’installation
- Disposer d’un logement en Grèce, que ce soit en location ou en propriété
Attention : les pensions de la fonction publique française restent imposables en France, conformément à la convention fiscale bilatérale. Seuls les retraités du privé profitent pleinement du taux à 7 %. C’est un point à vérifier avant toute démarche.
Un cadre de vie qui fait rêver
La fiscalité n’est pas le seul atout. La Grèce affiche un coût de la vie inférieur de 25 à 30 % par rapport à la France. Un couple peut vivre confortablement avec 1 500 à 2 000 euros par mois dans des régions comme la Crète ou le Péloponnèse. L’immobilier reste accessible. Les loyers moyens tournent autour de 400 à 600 euros pour un appartement moderne.
Le climat grec compte environ 300 jours de soleil par an. Difficile de faire mieux en Europe. Cette luminosité constante améliore sensiblement la qualité de vie remarquable. Les hivers sont doux, les étés chauds mais supportables près de la mer.
La médecine grecque a ses limites dans les zones rurales, c’est vrai. Mais les grandes villes disposent de cliniques privées de bon niveau, souvent avec du personnel francophone. Les consultations restent moins chères qu’en France.
Pour les voyageurs tentés de franchir le pas, la Grèce dépasse le cadre des vacances habituelles. C’est une vraie opportunité d’alléger sa fiscalité tout en gagnant un quotidien méditerranéen, lumineux et apaisé. Le rapport qualité-prix est difficile à battre dans l’Union européenne actuellement.